[VIDEO] Grands Lacs – Burundi : Le chef de la communauté musulmane appelle au dialogue

Cheikh Haruna Nkunduwiga Burundi

C’est le chaos le plus total au Burundi, où opposants politiques, activistes, journalistes et acteurs de la société civile continuent d’être arrêtés, et parfois éliminés, la plupart du temps en pleine rue. 

Une insécurité consécutive à la tentative de coup d’état du 13 mai  et au résultat des élections présidentielles du 21 juillet dernier. D’après RFI, 130 assassinats et 48 tentatives d’assassinats ont eu lieu au Burundi au cours des 3 derniers mois.

Dans ce climat, la communauté musulmane, par le biais du Cheikh Haruna Nkunduwiga, président de la communauté islamique du Burundi (COMIBU) ne cesse de lancer des appels au calme, et surtout au dialogue.

« Avec la période que nous traversons, les gens doivent dialoguer, un dialogue inclusif, qui se veut constructif et franc, plaidait ainsi le religieux au lendemain de l’Aïd Al-Adhâ il y a trois semaines. C’est pourquoi nous appelons les responsables du pays à privilégier le dialogue, car les armes n’ont jamais résolu quoique ce soit, et la vie n’a pas de prix ».

« La communauté islamique a une place, et nous sommes prêts à contribuer au dialogue en tant que personnes qui savent ce qu’est la paix, expliquait également Cheikh Haruna Nkunduwiga, en référence à la neutralité des musulmans dans les conflits agitant le pays. Nous pouvons faire profiter au Burundi de notre expérience dans le maintien de l’unité et dans le maintien de la paix ».

Un appel qui n’a visiblement pas été entendu, puisqu’aujourd’hui, ce sont 7 personnes qui ont été tuées à Ngagara, dont  Christophe Nkezabahizi, caméraman de la RTNB ainsi que son épouse, leur fille de 16 ans et un garçon de 14 ans.