RD Congo – Virunga : Les défis de l’environnement, de l’emploi et du tourisme

virunga garde

Les organisations environnementales qui agissent sur le Parc National des Virunga souhaitent que le site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, puisse enfin profiter à la population du Nord-Kivu.

Voisins du parc des Virunga, de sa faune et sa flore d’exception, les habitants de la province du Nord-Kivu ne profitent que très peu du potentiel économique du site. Alors qu’il pourrait être le dynamiteur d’une politique du tourisme balbutiante en RDC, le parc national des Virunga est constamment soumis à une insécurité favorisée par les conflits armés qui agitent la région, mais aussi par les activités illégales des braconniers, des trafiquants et des pêcheurs illégaux.

Si elle a le sentiment d’être la grande oubliée de la manne que représente le plus vieux parc naturel d’Afrique, la population voit les conservateurs du site l’impliquer de plus en plus dans leur quotidien, notamment via des échanges et un dialogue autrefois rendu impossible par la lutte entre les gardes forestiers et des braconniers qui, la plupart du temps, étaient issus de la population. Le parc a également mis à la disposition des habitants un numéro vert pour la dénonciation des faits de chasse et de pêche illégale.

Dans une vidéo mise en ligne il y a quelques jours par les partenaires du Parc National de Virunga, intitulée « Notre Virunga: Comment mieux servir le peuple du Nord Kivu », la parole est donnée aux habitants, aux acteurs environnementaux de la région, ainsi qu’aux gardes forestiers et aux responsables du site.

« Le principe de base, c’est de permettre aux congolais de s’épanouir à travers l’emploi, à travers la création d’entreprises, explique Emmanuel de Merode, directeur de l’ICCN-Parc National de Virunga. L’intérêt principal est de leur permettre de se saisir de leurs opportunités, de leurs propres ressources. »

« D’ici 2021, il y a 500 emplois qui pourront être crées dans le domaine touristique, et la filière du tourisme pourrait aussi bénéficier de la création d’emplois en terme de transports, d’hôtellerie, de réservation, de guidage, et on prévoit que plus de 1000 emplois pourraient être crées autour du parc », explique Ephrem Balole, chargé de la planification ICCN-PNVi.