[VIDEO] Beni – Shaykh Assumani Kasongo : « Ils sont entrés injustement en RDC avec l’étiquette de l’islam ».

Deux présumés ADF capturés à Beni
Deux présumés ADF capturés à Beni

De nouveau présent sur la chaîne égyptienne Nile TV, le chef de l’entité islamique du Sud-Kivu, Shaykh Assumani Kasongo, s’est exprimé sur la situation des musulmans en République Démocratique du Congo.

Conseiller auprès de l’ASSRDCongo (Association des Services Sociaux pour les ressortissants de la RD Congo) en Egypte, le patron des imams de la COMICO dans la province du Sud-Kivu s’est exprimé sur son engagement en faveur des étudiants congolais à Al-Azhar, mais aussi sur la situation générale des musulmans en RDC. Le religieux en a ainsi profité pour évoquer la question du groupe ADF, qui compte parmi les auteurs présumés des massacres de Beni, pour regretter que leur affiliation à l’islam ait quelque peu terni l’image de la religion musulmane au Congo.

« Sur le plan local, il n’y a pas de problèmes interconfessionnels, mais il y a un problème qui est apparu avec quelques rebelles venus de l’extérieur, a expliqué Shaykh Assumani Kasongo. Ils se sont infiltrés dans notre pays, dans nos forêts et autres, et sont venus avec l’étiquette islamique pour commettre énormément de massacres chez nous. Nous avons eu parfois des visites des services de sécurité pour voir si les musulmans locaux accueillaient ces gens ou avaient des relations avec ces gens. Ces rebelles ont quitté leurs pays, principalement l’Ouganda, sont entrés dans les forêts du Nord-Kivu, et y ont commis beaucoup de crimes ».

Le chef de l’entité islamique du Sud-Kivu a également exprimé ses doutes sur l’existence réelle d’un lien entre les assassins des ADF et l’islam, indiquant que l’organisation n’avait plus rien d’islamique aujourd’hui.

« Après quelques investigations, nous avons constaté qu’en dehors de leur étiquette, ils ne sont pas musulmans. Et puis nous, les musulmans au Congo, nous sommes des gens pacifiques, et on ne soutient pas ce genre de choses. Nous avons fait des campagnes dans nos mosquées, de la communication, pour que nos enfants ne tombent pas dans ces pièges pareils. »