Lubumbashi – Société : Avis de recherche contre un colonel après le meurtre d’une jeune femme.

Carte Lubumbashi2

Hier à Lubumbashi, un colonel a tiré à bout portant et sans aucune raison apparente sur une jeune passagère d’un mini-bus, la tuant sur le coup. Choquée par les faits, la population appelle aujourd’hui à la dénonciation du meurtrier.

Afin d’éviter que le crime ne reste impuni et ne tombe aux oubliettes, comme souvent dans ce type de situations au Congo, un appel populaire a été lancé pour faciliter l’identification et l’arrestation du militaire auteur des tirs contre l’étudiante âgée de tout juste 20 ans. Présent sur les réseaux sociaux, le compte d’actualités katangais Diaspora Katanga relaye depuis plusieurs heures un appel à témoin au titre grandiloquent : « Un colonel rwandophone tue une jeune fille ».

« Tous ceux qui peuvent identifier ce colonel sont priés de le dénoncer. Un colonel des FARDC a tué à bout portant une jeune fille passagère d’un mini bus. Au niveau du tunnel menant au quartier Bel-Air », peut-on ainsi lire, dans un texte illustré par la carte d’étudiante de la victime.

Etudiante Lubumbashi
« Le visage de la victime du colonel des FARDC est là. Une étudiante qui avait encore toute la vie devant elle. Tuée par balles à bout portant. Le tueur court toujours, sans être ni inquiété ni poursuivi. Il fait sûrement partie de ces intouchables qui se sont donnés le droit de vie et de mort sur les pauvres citoyens sans défense ! Le taximan et son receveur ont pris fuite après avoir jeter le corps… un passant les a poursuivi avec son véhicule mais sans succès. »

En République Démocratique du Congo, les éléments rwandophones au sein de l’armée sont souvent assimilés à des « infiltrés » en provenance du Rwanda voisin. Complotistes, rwandophobes ou avérées, ces théories alimentent au sein de la population un sentiment d’insécurité et d’incertitude de plus en plus pesants.