International – Birmanie : Des groupes de combattants Rohingyas s’organisent face au génocide.

Considérés comme le peuple le plus persécuté du monde, les Rohingyas subissent depuis des décennies un génocide, orchestré par le pouvoir, qui s’est intensifié ces dernières années. Face au mutisme et à l’inaction de la communauté internationale, de plus en plus de combattants organisent la résistance.


Ces derniers jours, dans le plus grand silence des organismes internationaux de défense des droits de l’homme et de la quasi-totalité des médias occidentaux, la Birmanie de Aung San Suu Kyi a fait un pas de plus dans son plan d’extinction du peuple musulman Rohingya. D’après Al-Jazeera, ce sont 100 civils qui ont été tués sous les balles de l’armée et de la police birmane, 1000 maisons brûlées, et environ 15 000 déplacés.

Estimés à environ 900 000 personnes, vivant dans l’Etat de l’Arakan, à l’ouest de la Birmanie, les Rohingyas constituent une minorité musulmane dans ce pays presque totalement bouddhiste. À la tête du génocide décidé contre ce peuple, le moine bouddhiste extrémiste Wirathu émet des avis religieux autorisant la discrimination des Rohingyas, la privation de leurs droits, et exerce une influence sur la politique gouvernementale à l’encontre de cette minorité.

Femmes violés, villages incendiés, civils torturés… usés par des années de souffrance, de plus en plus de jeunes Rohingyas choisissent de prendre le maquis pour s’y organiser en structures d’auto-défense, voire en véritables groupes armés. Dans un reportage diffusé hier par Al-Jazeera, plusieurs hommes expliquent ainsi qu’ils ont décidé d’embrasser la voie de la lutte armée pour répondre aux agressions qu’ils subissent depuis des décennies.

Sur les réseaux sociaux, Moussa Ibn Yacoub, qui a fait connaître la cause Rohingya en France, notamment à travers sa détention au Bangladesh, s’est montré alarmiste sur la situation actuelle en Birmanie, avec l’intensification des massacres contre les populations civiles.

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