RD Congo – Islam : Malgré le contexte, les groupes de prédication ne baissent pas de rythme.

Si le contexte autour de la décision rendue par le tribunal militaire de Beni a miné le moral des musulmans congolais, il n’a en rien perturbé leurs travaux pour l’expansion de l’islam dans le pays, bien au contraire.

Prédication islamique à MbujiMayi

Envers et contre tout, les groupes de prédication islamique congolais continuent à sillonner le pays pour exposer le message du Coran, l’expliquer, et débattre avec les représentants des confréries chrétiennes qu’ils rencontrent sur leur parcours. Le procédé est toujours le même. Au cours d’un débat public où religieux chrétiens et musulmans évoquent les points de convergence et de divergence entre la Bible et le Coran, chaque partie use de son temps de parole pour expliquer, déconstruire les idées reçues, sensibiliser et diffuser haut et fort le message véhiculé par son Livre. À l’issue de ces discussions, il est fréquent, pour ne pas dire systématique, de voir des membres de l’assistance être convaincus par le discours islamique au point de déclarer publiquement leur conversion à l’islam. L’index levé, les nouveaux convertis répètent après le prédicateur musulman la formule d’attestation de foi, à prononcer en arabe, qui constitue le premier pas obligatoire pour toute personne choisissant d’embrasser l’islam. Sous les vivas de l’assistance musulmane, des cadeaux sont offerts, livres, exemplaires du Coran ou vêtements islamiques, sensés marquer l’appartenance des fidèles à leur nouvelle religion. En règle générale, une personne de la localité visitée par les prédicateurs est désignée pour prendre en charge les convertis en leur inculquant les préceptes de base de leur nouvelle religion. Il n’est pas rare non plus que le groupe de prédication ne visite à nouveau la même localité plusieurs mois après son premier passage pour prendre des nouvelles de l’évolution des âmes nouvellement acquises à l’islam.

Prédication islamique à MbujiMayi2

Particulièrement dévoués, les prédicateurs musulmans, qu’ils fonctionnent en association ou non, engagent à chaque fois leurs propres moyens pour rallier des zones reculées du pays et y accomplir leur mission. C’est notamment par leurs efforts que les chefs d’entités islamiques provinciaux prennent connaissance de la naissance de nouvelles populations musulmanes sur leurs territoires, et facilitent, lorsqu’ils en ont la possibilité, la construction de nouvelles mosquées pour leurs habitants.