Humanitaire : Retirée de la RD Congo, l’association Al-Ma’oun fait le bonheur des musulmans du Togo et de Côte d’Ivoire.

Depuis son retrait de la République Démocratique du Congo, à l’issue du mois de ramadan dernier, l’association belge Al-Ma’oun déploie des efforts colossaux ciblés sur deux pays : Le Togo et la Côte d’Ivoire.

La fin d’une expérience de 6 ans à Kinshasa.

Plantation d’arbres, forage de puits, distribution de repas et de fournitures scolaires, l’association belge met à profit toute une batterie d’œuvres charitables, bénéfiques et parfois-même vitales auprès des populations défavorisés ou simplement dans le besoin, au Togo comme en Côte d’Ivoire. Après être intervenue pendant 6 années à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, la directrice d’Al-Maoun, qui gère seule sa structure, a décidé de concentrer ses travaux sur les deux pays d’Afrique de l’Ouest, où les partenariats sont plus apaisées, et les actions plus simples à mener. Dans la capitale congolaise, où le contexte particulier rendait les interactions de plus en plus difficiles, l’association a du se résoudre à mettre fin à ses projets sur place, elle qui s’était fait connaître dans la ville-province par ses actions en partenariat avec l’AACRD Congo (association d’assistance charitable en RD Congo) de la commune de N’djili.

Le succès des « aumônes continues ».

Depuis la Belgique, l’association récolte des fonds de donateurs qui souhaitent investir dans des œuvres qui, conformément à la croyance islamique, leur seront utiles même après leur mort. Ces « aumônes continues » (sadaqa jariya), vivement recommandées par le Prophète Muhammed, consistent en général à contribuer, de son vivant, à la réalisation d’un projet d’utilité public : construction d’un centre de santé ou d’un hôpital, d’un orphelinat, forage de puits, plantation d’un arbre, construction de mosquées, financement d’une école, etc… sont autant d’œuvres qui continuent à compter, dans la balance des bonnes actions du donateur, même après sa mort. Autant de projets rendus possibles en Côte d’Ivoire et au Togo par l’intervention de l’association Al-Ma’oun, qui perçoit les aumônes réalisées aussi bien par des personnes malades que par des personnes tierces en leur faveur, ou encore des bienfaiteurs sensibles à la cause défendue par l’organisme.

 

Une nouvelle vie pour des milliers de villageois.

Partout où elle intervient, Al-Ma’oun offre une véritable nouvelle vie aux populations concernées. La plupart du temps dans des villages reculés, loin des grandes agglomérations, les actions entreprises permettent l’apparition d’infrastructures jusqu’alors inexistantes, ou la concrétisation de projets laissés à l’abandon par l’Etat. Forme de dons la plus prisée par ceux qui ont recours à l’association, le forage de puits permet ainsi l’accès à l’eau potable à des habitants exposés jusque là à des conditions sanitaires déplorables. Dans ces villages, la construction de mosquées permet d’offrir un foyer commun à des communautés musulmanes minoritaires dans leur pays, leur permettant de se réunir autour de la prière, mais aussi de cours islamiques, de conférences et d’activités éducatives.