Islam – Santé : Se soigner par le Coran et se détourner des féticheurs.

Aujourd’hui, pour de nombreux musulmans, le recours à la roqya doit nécessairement passer par la consultation d’un « guérisseur », dont la plupart adoptent des méthodes douteuses, voire étrangères à l’islam. Pourtant, le Prophète Muhammed  nous a enseigné comment nous soigner efficacement avec le Coran.

 

Coran

 

C’est le nouveau phénomène « à la mode » qui inquiète les communautés musulmanes des grandes villes congolaises. Cernés par la pauvreté, certains imams se lancent dans des activités occultes pour arrondir leurs fins de mois. Devenant du jour au lendemain guérisseurs, féticheurs, ces religieux contreviennent allègrement à la doctrine fondamentale de l’islam, celle de l’Unicité divine. Pourtant, le Prophète Muhammed  nous a donné les clés d’une bonne utilisation du Coran comme remède à la maladie, physique comme psychologique.

C’est ainsi que plusieurs Compagnons, pieux prédécesseurs et hommes vertueux, ont vanté les mérites de la médecine prophétique et de la guérison par le Coran. Dans le Sahih d’Al-Bukhâri, mais aussi celui de Muslim, un hadith de Ma’mar, que lui a rapporté l’imâm Az-Zuhri, de ‘Urwa رضي الله عنه , il est rapporté qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : « Dans la maladie qui a entraîné sa mort, le Prophète  soufflait dans ses deux paumes jointes et récitait Al-Mu’awwidhatayn (les sourates Al-Falaq et An-Nass) puis passait ses mains sur son corps. Puis quand sa maladie s’est aggravée, je récitais sur lui à sa place, puis je passais ses propres mains sur son corps en raison de leurs bénédictions ». Ma’mar demanda alors à l’imâm Az-Zuhri : « Comment soufflait-il ? », l’imam répondit : « Il soufflait dans ses mains et les passait sur son visage ».

Al-Bukhâri a également relaté, d’après Abû Sa’ïd Al-Khudri رضي الله عنه, le hadith qui suit : « Pendant que certains compagnons du Prophète   passaient par l’une des tribus arabes, celle-ci refusa de les recevoir. Et lorsque le chef de la tribu arabe fut piqué, on demanda aux Compagnons du Prophète un remède ou une personne qui soigne par le Coran, ils leur dirent : « Vous refusez de nous offrir votre hospitalité. Nous vous aidons à condition que vous nous donniez quelque chose ». Alors les gens de la tribu promirent de leur offrir un troupeau de moutons. Un des Compagnons récita la sourate  » Al-Fâtiha « , accumula de la salive et souffla. Ainsi, le chef guérit. Les habitants leur offrirent les moutons, mais les Compagnons dirent: « On ne peut accepter cela jusqu’à ce que nous demandons l’avis du Prophète  . » Ils consultèrent le Prophète qui sourit et dit : « Et qui est ce qui vous a dit que c’est une roqya ? Prenez les moutons et réservez m’en une part ».

Ainsi, à travers le premier hadith, on voit que le Prophète  pratiquait la roqya pour lui-même, et à travers le deuxième hadith, qu’il l’approuvait pour ses Compagnons. Ceci dit, ce type de soins doit s’accompagner d’une certitude ferme et d’une conviction forte en Allâh, qui nous assure Lui-même, au sujet du Coran, que « pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison ». (sourate Fussilat, v.44) Dans un autre verset, Allâh dit encore : « Ô gens! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants. »  (sourate Younous, v.57)

C’est ainsi guidés par cette conviction que nous devons, sans pour autant négliger et passer outre les traitements médicaux pharmaceutiques ou traditionnels, avoir recours au Coran pour soulager nos maux physiques, mais aussi psychiques : déprime, tristesse, anxiété, angoisse, etc… Apprendre à pratiquer la roqya soi-même reste l’idéal et le plus à-même d’en tirer bénéfice. C’est aussi le meilleur moyen d’avoir recours à des guérisseurs autoproclamés, en qui les patients ont souvent tendance à placer toute leur confiance. La plupart des féticheurs profitent en effet du désespoir et du manque de solutions des malades pour non seulement leur extorquer de l’argent, mais en plus pour se rendre indispensables à leurs yeux en les « fidélisant » à travers plusieurs séances régulières.