RD Congo – Beni : La CEPADHO défend le Général Akili Mundos et veut voir les ADF qualifiés de « terroristes ».

Le dernier rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la République Démocratique du Congo n’a pas totalement convaincu le Centre d’Etude pour la Promotion de la Paix, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CEPADHO). Si elle a salué le travail et le sérieux de l’étude, l’ONG a émis quelques critiques, notamment sur l’absence récurrente de la désignation du groupe ADF comme « terroriste ».

MONUSCO Beni

Omar Kavotha s’était félicité de la condamnation à mort pour « crime contre l’humanité » et « participation à un mouvement insurrectionnel » des deux imams de Butembo, qui continuent à clamer leur innocence. Pour le président de la CEPADHO, il ne fait aucun doute que l’Est de la République Démocratique du Congo fait face, avec les ADF, à un groupe terroriste aux motivations djihadistes. Dans son communiqué, il s’est étonné que « le groupe d’experts n’ait pas encore qualifié les ADF de « terroristes » et n’ait pas encore retiré les imputations faites contre le Commandant de la 31è Brigade des FARDC, présenté par le passé dans l’un de ses rapports comme étant l’officier ayant recruté, financé ou armé les ADF aux fins de perpétuer les massacrer des civils à Beni« .

En charge de l’opération Sukola 1 entre août 2014 et juin 2015, avant d’en être remplacé, le Général Akili Mundos, commandant de la 31ème brigade, avait été accusé, dans un précédent rapport de l’ONU, de recruter, de financer et d’armer lui-même des éléments des ADF en leur donnant pour mission de commettre des tueries contre les populations civiles de Beni.

Désigner clairement les auteurs des massacres de Beni comme des djihadistes et innocenter définitivement le Général Akili Mundos, qui n’a jamais été inquiété ni par la cour militaire en RDC, voilà un pas que le groupe d’experts de l’ONU ne semble pas prêt à franchir pour le moment. De son côté, la CEPADHO s’est en revanche montrée plus satisfaite du volet FDLR évoqué dans le rapport de l’ONU, soulignant « la nécessité pour les FARDC et la MONUSCO à poursuivre la traque en vue de la neutralisation immédiate et définitive de ces rebelles rwandais. »

Concernant les ex-M23, réfugiés au Rwanda et en Ouganda, Omar Kavotha s’est étonné que leur cas n’ait pas été mentionné dans ce nouveau rapport.