hydroquinone

 

Depuis le début de la semaine, une vaste campagne est menée à Kinshasa contre l’utilisation de produits cosmétiques éclaircissants, très prisés par les Congolais(e)s, mais aux effets souvent dévastateurs.

En effet, la plupart de ces produits contiennent de l’hydroquinone qui, en cas d’usage abusif, se montre impitoyable pour la santé de ses utilisateurs. « L’hydroquinone peut ou engendre des complications telles que l’hypertension artérielle, les éruptions cutanées du visage et de la langue et le diabète », prévient un dermatologue.

Ces crèmes, dont usent et abusent un certain nombre de Congolais(e)s qui n’assument pas l’ébène de leur peau, sont également responsables de brûlures, de rougeurs extrêmes et d’irritations importantes de la peau. Pour en combattre l’utilisation, des affiches de sensibilisation sont désormais visibles dans les rues de Kinshasa, appelant purement et simplement les consommateurs à abandonner définitivement l’utilisation de ces produits.

Blaise Mpenzo Muganga, président de l’Association de Lutte contre l’Hydroquinone, a ainsi organisé en début d’année une campagne de 3 mois sous le thème du « vivre dans une société Congolaise sans hydroquinone. » Il a notamment dénoncé l’importation de ces produits, et a assuré, face à la presse, que la campagne s’étendrait au-delà de Kinshasa, dans les autres villes et provinces de la RDC.

L’année dernière déjà, l’artiste Congolaise Barbara Kanam s’était engagée personnellement contre l’usage de produits contenant de l’hydroquinone.

Pour rappel, en 2005, les ministres de la santé publique et de l’industrie avaient signé un arrêté ministériel interdisant l’importation, la production, la commercialisation, en détail et en gros, de produits à base d’hydroquinone. Une mesure qui, dix ans après, n’a toujours pas été appliquée.

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