albinos tanzanie

La Tanzanie annonce avoir arrêté plus de 200 personnes depuis le début de l’année dans le cadre de sa traque contre les tueurs d’albinos dans le pays.

Depuis plusieurs mois, sorciers et guérisseurs commettent des meurtres et des mutilations sur les albinos, suivant ainsi une croyance mystique conférant aux organes des albinos des pouvoirs magiques sensés leur apporter chance, richesse et bonheur.

Alors que le Président tanzanien Jakaya Kikwete a considéré ces exactions comme un « mal » qui ternissait l’image de la Tanzanie dans le monde, Advera Bulimba, porte-parole de la police, a annoncé que 225 sorciers, « guérisseurs non homologués » et devins avaient été arrêtés dans certaines régions du nord de la Tanzanie dans le cadre de cette opération. Il a assuré que la traque se poursuivrait sur l’ensemble du territoire. « Certaines personnes arrêtées étaient en possession d’articles tels que des peaux de lézard ou de lion, des dents de phacochère, des œufs d’autruche, des queues de singe ou d’âne et des pattes d’oiseaux », a-t-il également précisé.

En Tanzanie, les organes des albinos peuvent être vendus 600 dollars aux sorciers et devins qui les utilisent dans des rituels mystiques. Le gouvernement a décidé de riposter en interdisant la sorcellerie dans le pays; une mesure sans grand effet jusqu’à présent. A l’approche des élections présidentielles, des politiques sont soupçonnés d’avoir recours aux sorciers qui prétendent, par l’utilisation de membres d’albinos, leur assurer la victoire.

Depuis le mois de décembre, une fillette albinos de quatre ans est portée disparue, alors que le corps d’un bébé de 18 mois a été retrouvé les bras et les jambes amputés. En début de mois, c’est un garçon albinos de 6 ans qui a été attaqué chez lui par des hommes armés, qui lui ont amputé le bras. La justice Tanzanienne a répondu, en ce mois de mars, en condamnant à mort 4 hommes coupables du meurtre d’une femme albinos en 2008.

La police Tanzanienne, qui communique énormément dans sa traque, appelle « les responsables religieux, les chefs traditionnels et politiques, ainsi que les journalistes à poursuivre la campagne de sensibilisation contre ces croyances superstitieuses ».

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