Difficile, voire impossible à chiffrer officiellement, la progression de la religion musulmane continue d’impressionner en République Démocratique du Congo. Celle-ci est notamment rendue possible par les efforts des prédicateurs musulmans étrangers, toujours plus actif à travers tout le pays.

Ils viennent de Belgique, du Pakistan, d’Arabie Saoudite, d’Egypte, ou encore de la Tanzanie voisine. Les imams et prédicateurs musulmans, organisés dans différentes associations islamiques ou humanitaires, se succèdent en RDC depuis des décennies. Le but ? Appeler au message du Prophète Muhammed dans un pays dominé à une majorité écrasante par le Christianisme.

De l’Est instable du territoire à la capitale kinoise, ces groupes, qui se font comprendre à l’aide de traducteurs locaux, invitent les autochtones à embrasser la religion musulmane, avec un certain succès. Distribution d’exemplaires du Coran, de voiles pour les femmes, séances d’apprentissage des ablutions et de la prière,… les prédicateurs engagés en RDC n’hésitent plus à traverser les villages les plus reculés pour faire connaître aux Congolais les véritables enseignements de l’Islam.

Agacés par les excès des pasteurs, ou par les sommes folles exigées au sein des églises évangélistes ou « de Réveil », les Congolais sont de plus en plus réceptifs au discours islamique. Ainsi, si certains continuent d’assimiler la religion musulmane aux exactions de Boko Haram ou des Shabaab, un nombre de plus en plus important de Congolais cherche à aller au-delà des préjugés, jusqu’à franchir le pas de la conversion, sous l’impulsion non négligeable des groupes de prédicateurs étrangers.

Une fois convertis, certains décident d’aller s’instruite hors des frontières Congolaises (Soudan, Egypte, Arabie Saoudite…) afin d’inviter à leur tour le plus grand nombre à l’Islam une fois de retour au pays.

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