manioc

L’amour des Congolais pour le manioc n’est plus à démontrer. Omniprésentes dans les assiettes congolaises, les feuilles de manioc renferment des vertus médicinales connues, mais très peu exploitées de nos jours.

Pourtant, le manioc peu tout à fait être utilisé pour soigner blessures, irritations et maladies bénignes. Ses vertus thérapeutiques se vérifient notamment sur le traitement des brûlures, mais aussi de la conjonctivite, ou encore de l’anémie. Pour les brûlures par exemple, les villageois congolais font sécher les feuilles de manioc en plein soleil afin de pouvoir les moudre et les réduire à l’état de poudre. Celle-ci, appliquée sur la plaie, facilitera la cicatrisation en absorbant les sécrétions émises par la blessure.

Pour la conjonctivite, on râpe la tubercule de manioc afin d’en extraire la sève, dont quelques gouttes, versées dans les yeux, suffisent à soulager le mal.

Interrogée par L’Express, la nutritionniste Diane Desmarais vantait en ces termes les mérites du manioc pour le système digestif et les intestins : « Idéal pour les personnes souffrant d’une inflammation du côlon, il est également recommandé à ceux qui ont un ulcère, des problèmes gastriques ou des brûlures d’estomac », expliquait-elle. « Son faible taux de matières grasses et de protéines en fait un produit idéal à intégrer dans un régime amaigrissant ».

Si les mérites du manioc ne manquent pas, il comporte aussi un danger principal : les glucosides cyanurés toxiques qu’il contient peuvent être mortels pour ses consommateurs si le tubercule n’est pas bien lavé, pas bien bouilli ni séché avant d’être servi.

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