nyira goma

Enlèvements, meurtres, viols, l’insécurité continue à régner dans le Nord-Kivu, soumis aux exactions de groupes armés pas toujours identifiés par les autorités.

Rebelles ou simples bandits, les fauteurs de troubles sèment la terreur par intermittences dans la région, faisant vivre les habitants des villes concernées dans un climat d’insécurité permanente. A Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, malgré le calme et la stabilité retrouvée, les habitants gardent un oeil attentif sur la situation des localités voisines.

Un jeune, qui fréquente assidûment la mosquée de Goma, tient tout d’abord à nous rassurer sur le bon moral de la population : « On sait qu’il y a beaucoup de kidnappings, notamment sur la route qui mène à Butembo, c’est un peu flou autour de Goma, mais pour le moment, ici c’est très calme », nous explique-t-il. « Dans les mosquées, les imams adaptent leurs discours à la situation. Ce genre de conseils, qui nous sont délivrés, sont vraiment très profitables lorsqu’ils sont bien orientés », poursuit-il. « Tout ce qui nous touche vient de Dieu, nous l’acceptons, quel que soit notre sort, nous nous en remettons à Lui ».

C’est qu’après des années de guerre, la plupart des habitants de la ville se sont retrouvés dans la spiritualité, les églises de réveil se sont multipliées à Goma, et les prédicateurs musulmans ont redoublé d’activité.

Quant aux discours, ils sont généralement plutôt résignés qu’optimistes, alors que les FARDC et la MONUSCO ont intensifié leur traque des groupes armés et des rebelles depuis une dizaine de jours maintenant.

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