FARDC

Harcelé par différents groupes armés à l’Est, le Congo fait face à une insécurité qui pousse de plus en plus de jeunes à faire le choix de s’engager pour la défense du pays en rejoignant les rangs des FARDC.

On ne sait pas exactement combien ils sont à venir frapper aux portes des casernes pour concrétiser un désir de plus en plus ardent chez certains jeunes congolais. Défendre le pays, mourir pour le Congo, protéger la nation, tels sont les souhaits aujourd’hui émis par une jeunesse désenchantée, qu’on dit déçue et sans avenir, sacrifiée et sans espoirs, mais pas uniquement. Si les Forces Armées de la République Démocratique du Congo tentent de nombreux garçons désorientés, elles attirent également des jeunes scolarisés qui ont choisi d’abandonner leurs projets pour prendre les armes, avec la situation à l’Est comme principale source de motivation, ainsi que le ras-le-bol face à une corruption qui gangrène le pays.

« Ce qui me pousse à vouloir rejoindre les FARDC ? Premièrement, parce que j’aime mon pays, nous explique un étudiant de 17 ans originaire du territoire de Masisi. Beaucoup d’autorités sont plongées dans la corruption, moi je souhaite maintenir la paix, l’ordre et la justice en RDC, nous ne pouvons pas rester assis, surtout que nous les enfants du Nord-Kivu, nous souffrons énormément ».

Outre le désir de changer les choses et de protéger le pays, la pauvreté est également un facteur central de ce sursaut des vocations militaires auprès de ces jeunes congolais, comme l’explique notre étudiant  : « Aujourd’hui j’étudie en 4 HTS, humanité, technique et sociale, mais je veux rejoindre l’armée après la fin de mes études secondaires à cause du manque d’argent, et mes parents me soutiennent dans mon projet ».

« C’est nous les autorités de demain ! »

Durement frappés par des années de guerre, puis par le règne des groupes armés dans leur province, les jeunes du Nord-Kivu veulent se prendre en main, et ils voient en l’armée la possibilité de peser dans la destinée du Congo.

« Des colonels ont été assassinés, mais cela ne me fait pas peur, au contraire, confie le jeune homme. Je souhaite le succès de la jeunesse congolaise, c’est nous les autorités de demain. Les gouvernants ne devraient pas voir le pouvoir comme un héritage ni une propriété, nous voulons la paix, mettre fin aux guerres qui se répètent dans notre pays ».

Actuellement mobilisée sur le territoire de Beni, l’armée congolaise, qui a perdu 4 hommes lors des attaques d’Eringeti la semaine dernière, continue d’être particulièrement populaire auprès de la population. Souvent critiquée, elle continue de susciter des vocations et de renvoyer l’image d’un certain héroïsme patriotique auprès des plus jeunes.

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