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Omniprésentes sur le terrain, les associations de femmes musulmanes de la République Démocratique du Congo sont invisibles sur le web, ce qui porte malheureusement préjudice à leur action.

Mais où sont donc la CONAFEM ? L’AMMDI ? L’UDAFEM et toutes ces associations de femmes musulmanes qui s’illustrent au quotidien sur le territoire congolais ? Actives sur le terrain de l’éducation, de la santé, ou encore des droits de la femme, ces associations ont également en commun le fait d’être totalement invisibles sur la toile. Absentes du web et des réseaux sociaux, ces organisations dont certaines comme la CONAFEM (comité national des femmes musulmanes), sont pourtant de plus en plus influentes en RDC, sans que cela ne s’en ressente auprès du plus grand nombre via Internet.

C’est que les associations musulmanes féminines sont pour la plupart d’entre elles gérées par des mamans, déconnectées du monde virtuel, qui se soucient plus de l’efficacité de l’action sur le terrain que de ses retombées médiatiques et du « buzz » souvent recherchés sur les réseaux sociaux. D’autre part, si les hommes soutiennent et appuient les initiatives menées par ces organisations, force est de constater qu’ils ne les orientent pas non plus vers l’utilisation d’Internet, qui leur offrirait pourtant une meilleure exposition à l’échelle nationale, mais aussi internationale.

Sur Facebook, ce sont les jeunes générations qui tentent de sonner la révolte en créant des groupes de dialogue et d’échange consacrés aux musulmanes congolaises. Si ces plateformes permettent le partage des expériences, mais aussi la correspondance entre musulmanes congolaises de la diaspora, de la RD Congo, mais aussi du monde entier, les actions menées sur le terrain restent invisibles.

Nombreuses et hyperactives sur l’ensemble du territoire congolais, les associations de femmes musulmanes, engagées dans tous les compartiments de la société congolaise, souffrent de ce manque de médiatisation et de visibilité, qui accentue la difficulté à se rendre compte de la réalité et de l’efficacité de leurs actions. Un site web, un compte Twitter ou Facebook, une présence, quelle qu’elle soit, sur la toile, suffirait pourtant à matérialiser l’énorme travail réalisé par ces femmes au Congo, et pourquoi pas, à susciter des vocations.

Dunia-Kongo-Muslima

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