Cheikh Abdulhakim Andendewa et Cheikh Youssouf Djibondo
Cheikh Abdulhakim Andendewa et Cheikh Youssouf Djibondo

Depuis plusieurs semaines, l’Association d’Assistance Charitable en République Démocratique du Congo (AACRD-Congo) et son groupe de prédication « Da’wah Ibn Jibreen » sillonnent Kinshasa pour prémunir la population contre la sorcellerie et les oeuvres démoniaques.

En RDC, le phénomène est entré dans le quotidien des congolais à tel point qu’il a été affublé d’un sobriquet traduisant son emprise sur le mode de vie de certains : le kindokisme. Tiré du lingala « ndoki » (démon), ce néologisme désigne toute activité occulte dirigée contre un individu dans le but de lui nuire, voire de le tuer. Si cette sorcellerie est parfois montrée du doigt à outrance, notamment pour interpréter des maladies ou des décès suspects comme des actes de vengeance démoniaques commandités par tel ou tel ennemi, belle-mère, rival amoureux ou adversaire commercial, sa réalité n’est toutefois pas à remettre en cause. Décidés à combattre ce mal, le président de l’AACRD-Congo, Shaykh Youssouf Djibondo, et son acolyte, l’imam de la mosquée Quba’a, Abdulhakim Andendewa, se sont lancés dans une véritable chasse aux sorcières à travers toutes les communes de Kinshasa.

A N’djili, Selembao, Limete, ou hier encore à Matete, les deux hommes reviennent inlassablement sur ce même thème lors de leurs conférences, répondant ainsi à l’énorme demande en la matière de la part de la population musulmane de la capitale congolaise. C’est que la minorité religieuse présente à Kin est bien loin de vivre en autarcie. Mêlée à l’écrasante majorité chrétienne, elle partage le quotidien de l’ensemble des congolais, est témoin de ses tourments et de ses faits divers, dont font partie les drames liés à la sorcellerie. D’un point de vue religieux, le Coran, mais aussi les récits prophétiques, évoquent à plusieurs reprises la réalité du problème, tout en apportant des solutions, par la prière ou l’action, pour s’en prémunir, voire s’en immuniser. C’est en se basant sur ces textes que Shaykh Youssouf Djibondo et Shaykh Abdulhakim Andendewa ont entamé il y a plusieurs semaines cette série, dense et fournie, sur le sujet : Comment reconnaître une victime de la sorcellerie ? Comment se prémunir contre la sorcellerie ? Protection et prévention contre les Djinns et Satan le maudit, mais aussi de nombreuses interventions sur le dogme islamique, considéré comme le premier rempart à ces phénomènes indésirables. Offensifs, si les deux érudits sont déterminés à prendre ce mal à bras le corps en passant par la sensibilisation, il est hors de question pour autant d’effrayer les fidèles qui participent à ces assises. Rassurants, pédagogues, pointilleux, ils s’évertuent ainsi à rappeler qu’en dépit du caractère spectaculaire que revêt parfois la sorcellerie, celle-ci n’est, ni ne peut rien face à la Puissance et la Grandeur divine. C’est ce message que les religieux martèlent et s’attachent à transmettre dans toutes les mosquées de Kinshasa qu’ils parcourent depuis la fin de l’année 2016.

Alhamdullahi, voici les images de ce dimanche 24 janvier 2016 lors de la conference hebdomadaire organisée par…

Posté par Aacrdcongo Ongd Sheikh Youssouf sur dimanche 24 janvier 2016

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