Mosquée Kasai

Il y a un an précisément, en mars 2015, le président de l’AACRD Congo rendait visite aux musulmans des villages reculés du Kasaï-Central. Aujourd’hui, il souhaite faire davantage pour ces communautés isolées.

En République Démocratique du Congo, certains imams et prédicateurs se muent souvent en bénévoles humanitaires lorsqu’il s’agit de rendre visite et de prêter main forte aux membres de la communauté musulmane vivant dans les zones rurales, éloignées des grandes villes et difficiles d’accès par la route. Président de l’Association d’Assistance Charitable en RD Congo (AACRD Congo), le Shaykh Youssouf Djibondo, lui, est bel et bien à considérer comme un humanitaire à part entière. En plus des cours délivrés dans les mosquées et des intenses sessions de prédication, menées depuis des années, notamment à Kinshasa, il ne cesse de s’enquérir sur la situation des orphelins, des démunis et des musulmans les plus défavorisés.

Youssouf Djibondo

C’est dans le cadre de ce travail que le prédicateur s’est rendu il y un an dans son Kasaï-Central natal, pour constater que la communauté musulmane locale y manquait d’absolument tout : « J’ai profité de mon séjour auprès de ma famille, au centre Tshibala et au village M’fwamba, qui est mon village natal, pour rendre visite aux frères et soeurs musulmans du district de la Lulua, nous explique le Shaykh Youssouf Djibondo. En cherchant à savoir quelles étaient leurs préoccupations et quels étaient leurs besoins, j’ai constaté qu’il fallait d’abord leur construire une mosquée, les femmes manquaient de jalabibs (ndlr, tenues islamiques féminines), les gens avaient très peu de connaissances religieuses, il manquait des livres islamiques des Corans, et à certains endroits, de simples tapis de prière étaient introuvables ».

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Dans le village de Kalomba, situé dans la même province, le Shaykh et les membres de l’AACRD Congo ont toutefois pu observer l’existence d’une communauté un peu mieux lotie, ayant bâti ses édifices religieux avec les moyens du bord : « Là, nous avons trouvé un bon nombre de musulmans avec une mosquée construite et une école conventionnée musulmane, où les salles de classe étaient en paille, nous explique-t-il. Par la Grâce d’Allâh, nous avons pu envoyer deux cartons de jalabibs et un carton de livres et de Corans par le biais de notre représentant au Kasaï-Central, répondant au nom de Tshiaba, et qui était en séjour à Kinshasa. En fonction des moyens financiers, nous envisageons d’y retourner à nouveau. »

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