Tribunal Ouganda

Depuis plusieurs mois, de nombreux musulmans, suspectés d’être les coupables ou instigateurs d’une série d’assassinats sur des responsables religieux de la même communauté, croupissent dans les prisons ougandaises.

Une douzaine de leaders de la communauté musulmane ougandaise assassinés entre 2012 et 2015. Une dizaine, puis rapidement une trentaine de suspects arrêtés et emprisonnés sans jugement. Hier, la Direction des Poursuites Publiques décidait à la surprise générale d’abandonner les charges contre le Dr Kiyingi, tout en maintenant 31 autres personnes en prison. Accusés de meurtre, terrorisme, ou encore de soutien au groupe des Allied Democratic Forces (ADF) qui sème la terreur depuis près de deux ans sur le territoire de Beni en RDC voisine, ces musulmans sont également soupçonnés d’avoir commandité l’assassinat de certains religieux chiites ougandais.

En Ouganda, les morts brutales de Shaykh Mustapha Bahiga Bwebaja et Shaykh Hassan Kirya, tués entre décembre 2014 et juin 2015, ainsi que le meurtre de Shaykh Daktul Muwaya et la tentative d’assassinat sur Shaykh Haroun Jjemba, ont profondément choqué la minorité musulmane et engendré une vague d’arrestations au sein-même de ses rangs.

A plusieurs reprises, des groupes de soutien aux détenus, notamment composés de leurs familles, ont manifesté et tenté d’attirer l’attention du président Yoweri Museveni pour clamer l’innocence de leurs proches incarcérés.

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