Imam Kintambo

L’imam Djuma, de la mosquée Al-Ikhlas de Kitambo (Kinshasa) a été interrogé par la web-TV Congo Ya Lobi sur la situation actuelle en République Démocratique du Congo.

Le religieux a notamment déclaré que si les politiciens sollicitaient l’aide des imams pour trouver des solutions aux nombreux défis auxquels le pays a à faire face, ils seraient prêts à apporter leurs conseils pour le bien du Congo.

« Certains disent que l’islam n’entre pas dans les affaires politiques, ou que les musulmans ne s’y connaissent pas en matière d’administration. A ces gens-là, je voudrais conseiller de bien étudier l’islam ainsi que la vie du Prophète Muhammed, qui était un grand politicien, un grand administrateur, un grand médecin, c’était un savant, a d’abord expliqué l’imam Djuma. Si le Prophète ne connaissait pas la politique, comment a-t-il donc pu fonder le premier Etat islamique à Médine, avant de permettre l’expansion de l’islam dans le monde ? Si les politiciens veulent que le pays fonctionne convenablement, je les invite à solliciter l’aide et les conseils de nos savants et de nos imams, nous les aideront volontiers, nous les conseillerons pour que notre pays aille de l’avant et réalise les exploits qu’il est destiné à réaliser dans le monde. »

Alors que la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), actuellement présidée par Corneille Nangaa, fait souvent appel à des autorités religieuses, qui s’y impliquent, et qui ont même déjà dirigé l’institution par le passé, pour l’organisation des élections, l’imam Djuma s’est montré pessimiste quant à l’idée de voir un jour un musulman issu de la Communauté Islamique du Congo (COMICO) à la tête de la Commission.

« Pour moi, ceux-là ne sont pas les mieux placés pour représenter l’islam congolais aujourd’hui. Ceux que vous appelez la COMICO. Aujourd’hui, s’ils devaient être appelés à organiser des élections, je suis sûr qu’ils seraient corrompus, a ainsi avancé l’imam. De base, un musulman est incorruptible, invité à suivre le droit chemin, et quand il s’engage dans une affaire, il le fait avec véracité, et il est conduit par la vérité. Ensuite, si par hasard ils voulaient attribuer des fonctions aux musulmans à la CENI, qu’ils ne se tournent pas vers la COMICO, mais vers nos ‘ulamas (savants, ndlr), nos Shaykhs, nos imams, vers ceux qui connaissent la législation islamique, car chez eux à la COMICO, il n’y a pas ces compétences. Qu’ils se tournent donc vers la Corporation des Imams de Mosquées et Oulamas du Congo, qui de mon point de vue, sont mieux placés en matière d’affaires islamiques. Au-delà de ça, je suis sûr qu’un musulman qui craint Allâh ne peut pas être corrompu, car la corruption est fortement défendue dans le Coran et vivement réprouvée. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *