Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo
Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo

Des élections présidentielles annulées, un Joseph Kabila qui se maintient au pouvoir et une guerre civile qui éclate en RDC, telles sont les craintes exprimées dans un rapport des Nations Unies ce vendredi.

Un groupe d’experts onusiens a en effet placé la RDC aux côtés du Burundi et de la Libye au top d’une liste des situations à risques à surveiller durant les six prochains mois. Partant du principe que les échéances électorales ne seraient pas respectées à la fin de l’année 2016, l’ONU a fait part de ses craintes quant au fait de voir le Congo s’embraser de la même manière que son voisin burundais depuis plus d’un an et demi.

« Le scénario le plus probable reste celui d’élections retardées en 2017, un mouvement qui serait susceptible de déclencher une grande agitation politique pour une situation similaire à celle du Burundi, » peut-on ainsi lire dans ce rapport. Resté à la tête du Burundi malgré la limitation à deux mandats prévue par la Constitution du pays, Pierre Nkurunziza a plongé son pays dans le chaos et la répression systématique des quartiers d’opposition, faisant craindre un basculement vers une guerre civile aux motivations purement ethniques. En RDC, les libertés restent restreintes pour les militants d’opposition, alors que Moïse Katumbi, l’un des principaux opposants, est poursuivi par la Justice congolaise pour diverses affaires que ses partisans jugent montées de toutes pièces.

« Le gouvernement est susceptible de limiter ou de couper le réseau mobile, de restreindre les libertés de l’opposition par des moyens légaux ou violents, et d’accroître l’intimidation et le harcèlement », s’inquiètent ainsi les experts de l’ONU.

Souvent alarmistes, ces rapports semestriels des Nations Unies ne sont que rarement confirmés dans les faits, ou avec une ampleur moindre. Ils servent avant tout à alerter les organismes d’aide sur les déficits potentiels en cas d’urgence à venir. Concernant la République Démocratique du Congo, ce rapport souligne le risque de voir la situation sécuritaire à l’Est s’envenimer et s’aggraver si les échéances électorales n’étaient pas respectées.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *