CENCO

A l’issue de l’assemblée plénière qui les a réunis du 20 au 24 juin, les archevêques et évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo ont fait part de leurs inquiétudes quant à la situation politique du pays, tout en adressant un avertissement au pouvoir.

« Il nous faut impérativement revenir au respect de la Constitution, socle de notre Nation qui, dans ses articles verrouillés, a coulé les options fondamentales concernant notamment le nombre et la durée des mandats du Président de la République. Tirant les leçons des expériences politiques malheureuses de la Première et de la Deuxième République, ces options fondamentales préservent la cohésion nationale et donnent à notre pays toutes les chances de se construire sur des bases solides. Elles s’imposent à tous. Aussi, appelons-nous nos dirigeants au sens de la responsabilité républicaine et patriotique en vue d’accepter l’alternance au pouvoir comme fondement d’une vie démocratique. Vouloir agir autrement, c’est non seulement aggraver la crise actuelle mais plus encore marcher contre la volonté du Peuple, souverain primaire qui a fait son choix : ce serait donc une haute trahison à la Nation (cf.Art.220) […] La responsabilité des acteurs politiques de toutes tendances est engagée. Ils en répondront devant l’histoire, si, à cause de leurs intérêts partisans, ils sacrifient la paix de la Nation. »

Opposés aux velléités de maintien au pouvoir des dirigeants actuels, les leaders catholiques, particulièrement respectés en RDC, ont toujours fait figure de contre-pouvoir et pesé de tout leurs poids chaque fois que l’exécutif congolais aura tenté un coup de force contre la Constitution. Aujourd’hui, la CENCO veut à tout prix éviter un glissement vers un 3ème mandat, qui entraînerait une situation chaotique à bien des échelons en République Démocratique du Congo.

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