Hassan Kandolo, coordinateur de l'AJEMESCO.
Hassan Kandolo, coordinateur de l’AJEMESCO.

Les musulmans doivent profiter des inscriptions sur les listes électorales pour faire entendre leur voix en vue des prochaines élections. C’est le vœu de Hassan Kandolo, coordinateur national de l’AJEMESCO.

Alors que le projet de loi portant sur l’identification et l’enrôlement des électeurs en RDC a été voté au début du mois de juin dernier,  les instances islamiques de l’ancienne Province-Orientale multiplient les appels à la communauté musulmane locale pour qu’elle joue pleinement son rôle dans le processus électoral. En effet, plusieurs semaines après le sermon de l’Aïd Al-Fitr du chef d’entité islamique de la Tshopo, Shaykh Hassan Kabongo, résolument tourné vers les prochaines échéances électorales, c’est au tour du numéro 1 de l’AJEMESCO de pousser les musulmans à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

Pour Hassan Kandolo, coordinateur national de l’association des jeunes musulmans pour l’éducation et le bien-être social en RD Congo, la minorité confessionnelle dispose d’une occasion unique de faire entendre sa voix, et surtout, de porter à la tête du pays quelqu’un de sensible aux préoccupations d’une communauté qui se voit comme la laissée-pour-compte du paysage confessionnel congolais.

« Nous sommes dans un pays laïc, avoir un caractère revendicatif est notre droit, nous confie le coordinateur national de l’AJEMESCO. L’idée est d’avoir la possibilité de voir un musulman à la tête de nos institutions, car au fur et à mesure du temps, nous serons de plus en plus négligés. Notre jeunesse est aujourd’hui manipulée, trompée, il faut quand-même que nous puissions l’accompagner vers l’émergence. »

Le but de Hassan Kandolo, comme des autorités islamiques de Kisangani et de la province de Tshopo est clair : Porter un(e) musulman(e) au plus haut dans le paysage politique congolais afin d’atténuer le sentiment de marginalisation ressenti par la minorité musulmane en RDC.

Aujourd’hui, il y a cependant peu de chances de voir un musulman accéder à la fonction suprême en République Démocratique du Congo. La personnalité musulmane la plus à même de représenter éventuellement la communauté sur le plan national reste l’opposante Ève Bazaiba Masudi, femme musulmane la plus en vue sur l’échiquier politique congolais à ce jour.

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