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Prière de l’Aïd Al-Fitr à Kinshasa (juillet 2016)

À Kinshasa, des religieux s’inquiètent de l’influence sur les jeunes convertis d’imams clandestins ainsi que de « charlatans » pratiquant la roqya, un traitement thérapeutique issu de la médecine prophétique.

Pour Shaykh Harouna Ilunga, de la mosquée Al-Kawthar, c’en est trop. L’imam a dénoncé hier les dérives de la pratique de la roqya par des « charlatans », ainsi que leurs conséquences néfastes sur certains jeunes musulmans littéralement poussés vers la folie.

« Nous, responsables musulmans de Kinshasa en particulier, et de la République Démocratique du Congo de manière générale, quel est l’effort que nous faisons pour éradiquer la folie qui menace la jeunesse musulmane qui observe de mauvaises pratiques en les confondant avec l’islam ? s’est ainsi interrogé l’imam. Beaucoup de nouveaux convertis sont tombés dans les pièges des charlatans, avec comme résultat beaucoup de fous ! Je lance un appel de fraternité aux imams de mosquées et aux muallimine (enseignants, ndlr) pour un retour aux véritables enseignements de l’islam, surtout le tawhid, et rejeter le soi-disant ‘ilmu djinn (la science des Djinns). »

Depuis plusieurs mois, à Kinshasa, mais aussi sur Internet, des guérisseurs plus ou moins à la mode sont suivis par certains jeunes musulmans évoluant souvent à l’écart des mosquées. Ces fidèles à l’abandon, s’ils sont minoritaires, n’en adoptent pas moins une forme de radicalisation ou d’extrémisme vis-à-vis du monde de l’occulte, bien loin de la médecine prophétique telle qu’elle est enseignée dans la religion musulmane. Nombre d’entre eux s’expriment régulièrement sur les réseaux sociaux, menant des débats décousus, prétendant parler au nom de djinns ou s’autoproclamant leaders de l’ensemble des musulmans du Congo.

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