À Beni depuis le 25 août, les imams Hamza Baguma et Djibril Muhindo, originaires de Butembo, sont entendus par un tribunal militaire d’exception dans le cadre de leur rôle présumé de recruteur pour le compte des ADF.

C’est le deuxième vendredi d’affilée sans l’imam Hamza Baguma, à la mosquée centrale de Butembo. Cité par un présumé ADF pendant le procès, qui l’a désigné comme étant l’un des maillons les plus influents de la rébellion ougandaise, il a formellement nié les faits, comme l’imam Djibril Muhindo, entendu pour les mêmes raisons. Convaincus de l’innocence des deux hommes, les musulmans de Butembo suivent minute par minute l’évolution du procès qui se déroule à Beni, et espèrent recevoir prochainement l’annonce de la libération de leurs imams.

« On attend. On pensait qu’ils auraient été entendus hier jeudi, mais finalement, nous avons appris qu’ils pourraient être de nouveau présents au procès ce samedi, nous confie un musulman habitué de la mosquée centrale de Butembo. Très franchement, on sait que la Justice a du mal à réunir des éléments contre eux, et c’est normal car ils n’ont rien fait. Nous espérons qu’ils seront libérés en cette fin de semaine ».

Accusés de recruter des somaliens et des tanzaniens qu’ils envoyaient ensuite prendre les armes dans la forêt aux côtés des ADF, Hamza Baguma et Djribril Muhindo rejettent les accusations dont ils font l’objet. Leur implication dans cette affaire serait même due à un acte de vengeance de l’un des présumés ADF souhaitant faire payer aux imams le fait de l’avoir dénoncé aux autorités.

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