La marche de solidarité envers les victimes de Beni, la manifestation contre le couvre-feu, mais surtout le lynchage à mort de deux voyageuses, auront causé un renforcement strict des mesures de sécurité à Butembo.

Tembos Yotama, leader de la Véranda Mutsanga.
Tembos Yotama, leader de la Véranda Mutsanga.

Après une deuxième moitié du mois d’août chaotique dans la ville, les forces de police et l’armée ont fermement repris les choses en main avec des patrouilles, mais surtout une grande vague d’arrestations dans les milieux militants de Butembo. Alors que l’artiste local, Mayaya Santa, a été arrêt et transporté vers une destination floue (certains disent Kinshasa, d’autres Goma), les leaders de la Véranda Mutsanga, sont tous obligés de vivre cachés. Recherché par tous les services de sécurité et la police, Tembos Yotama confie « vivre dans la clandestinité » depuis le tour de vis sécuritaire opéré par les autorités à la fin du mois d’août.

« Nous vivons en clandestinité, nous nous cachons car nous sommes recherchés pour avoir mené cette vague de soulèvements contre les massacres, nous explique le leader de la Véranda Mutsanga. Ces manifestations ont subitement tourné contre le gouvernement incapable de sécuriser les habitants contre les massacres. Selon eux, nous sommes coupables d’incitation à la haine et de soulèvement contre l’insécurité ».

Le jour-même de la mort des deux femmes, tuées par la foule à Butembo, Tembos Yotama avait lancé des appels au calme et réaffirmé le caractère non-violent de la Véranda Mutsanga, sa position contre la justice populaire, tout en réitérant la nécessité pour les habitants de faire appel aux forces de l’ordre s’ils constataient des mouvements suspects dans la ville.

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