Au tribunal militaire d’exception de Beni, l’imam Hamza Baguma s’est exprimé aujourd’hui pour se défendre des accusations dont il fait l’objet depuis 10 jours. Soupçonné de recruter des jeunes musulmans à Butembo pour le compte des ADF, il a expliqué plus en détail la teneur des discours qu’il tient dans sa mosquée.

Tribunal Militaire

L’occasion a été donné à l’imam Hamza Baguma de se défendre aujourd’hui. Face à la Cour militaire à Beni, où sont jugés les présumés ADF dont certains ont reconnu leur implication dans les massacres, l’imam de la mosquée centrale de Butembo a longuement expliqué quel était le sens de ses activités auprès de la communauté musulmane locale. Provoquant d’abord quelques sourires satisfaits au moment d’évoquer son rapport au djihadisme, chez une partie des journalistes présents qui l’ont d’ores et déjà désigné comme coupable, l’imam a reconnu qu’il abordait régulièrement la question dans sa mosquée, précisant rapidement que ça n’était absolument pas pour y inviter.

« Auprès d’hommes, de femmes et d’enfants, dans les cours que j’ai donné à la mosquée de Butembo, j’ai toujours sensibilisé contre l’idéologie djihadiste, a-t-il ainsi affirmé. Lorsque j’évoquais ce thème de l’islamisme, ce n’était que pour décourager les fidèles d’y adhérer, je faisais de la prévention contre des mouvements comme Boko Haram et les Shebab ».

Des propos qui viennent contredire les accusations formulées par Kassim Mupenda, un prévenu qui a reconnu son appartenance aux ADF et qui avait désigné l’imam comme l’un des recruteurs de la rébellion. Incapable jusqu’à présent d’établir la culpabilité de l’imam Hamza Baguma, la Cour a prévu de diffuser en public ce mercredi des images tirées de son ordinateur, qui a été saisi par la Justice.

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