La mort d’un civil, tué par les forces de police, a causé le soulèvement de la population de Kasumbalesa, qui a vécu une journée d’émeutes au cours de laquelle au moins 3 civils auraient perdu la vie.

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Kasumbalesa, le 09/09/2016

Tôt ce matin, les manifestants ont pris d’assaut plusieurs points stratégiques de la ville, mais surtout plusieurs bâtiments officiels ou symboles de l’Etat, pour dénoncer l’insécurité régnant à Kasumbalesa. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une personne a été tuée par une balle perdue tirée par des policiers qui pourchassaient des hommes armés. Au cours des heurts qui ont éclaté dans la journée, la population a incendié les bureaux de la police ainsi que plusieurs établissements administratifs, avant le mécontentement ne se transforme en affrontements contre la police. Scandant des chants hostiles au pouvoir et favorables à l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, les manifestants ont affirmé que plusieurs d’entre eux avaient été tués par les forces de l’ordre, ce que le gouverneur a démenti dans la journée.

Venu à la rencontre de la population, le gouverneur Kazembe a été hué et insulté par la population avant de quitter les lieux pour traverser la frontière et se réfugier en Zambie, d’après les habitants de Kasumbalesa. Dans le chaos le plus total, des prisonniers ont été libérés par la foule, qui s’est ensuite attaqué aux locaux de la SNEL, toujours en réclamant le retour d’exil de Moïse Katumbi.

Pour l’heure, si la société civile locale évoque 5 morts civils, aucune source officielle ne vient confirmer ce bilan. En revanche, le bilan matériel est ce soir particulièrement lourd, plusieurs structures locales ayant été incendiées et totalement détruites.

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