Une semaine après Kasumbalesa (Haut-Katanga) c’est la localité de Kavumu (Sud-Kivu) qui a été aujourd’hui le théâtre de violences suite au soulèvement de la population qui protestait contre l’insécurité chronique dans la région.

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Cet après-midi, le Général Kanakange Kapela, commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise, assure que la situation est sous contrôle. Pourtant, dès l’aube, et tout au long de la matinée, des échauffourées ont opposé la population aux forces de l’ordre dans cette ville située à une trentaine de kilomètres au Nord de Bukavu. Lassés par les cambriolages, vols, agressions et autres violences, les habitants de la ville se sont saisis d’un voleur qui venait d’être arrêté par la police, afin de se faire justice par eux-mêmes en lynchant et en brûlant vif le malheureux.

C’est ainsi que la matinée a été émaillée de violences, la population s’en prenant à tout symbole de l’Etat : les locaux de la police locale, la prison de Kavumu, le bureau de l’Etat Civil et les locaux du chef de groupement ont tous été incendiés, alors que les forces de l’ordre tentaient de protéger les établissements administratifs par des coups de feu.

Si certains ont cru voir, à travers cette révolte dans le Sud-Kivu natal de Vital Kamerhe, un rejet par la population de la position politique du leader de l’UNC, il semblerait d’après plusieurs témoignages que les émeutes n’aient rien à voir avec le co-modérateur du dialogue mais soient bel et bien dirigées contre le seul gouvernement de la République Démocratique du Congo.

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