La présence de réfugiés sud-soudanais à Munigi, près de Goma, n’est pas du tout du goût de la population du Nord-Kivu. Aujourd’hui, la société civile de Nyiragongo a accentué la pression sur la MONUSCO afin que ces déplacés quittent le territoire.

Des habitants de la localité de Bakumu, dans le territoire de Nyiragongo, ont manifesté aujourd’hui devant le bureau de la MONUSCO afin d’exiger le retour des réfugiés sud-soudanais dans leur pays d’origine. Estimés à plus de 500 au total, ces populations fuyant la guerre civile au Sud-Soudan, comprennent aussi bien des civils que des combattants rebelles, désarmés avant leur prise en charge par les troupes onusiennes. Exfiltrés du parc de la Garamba, où des ressortissants originaires du Sud-Soudan se réfugient depuis des années, ces « indésirables » sont, pour certains d’entre eux, dans un état sanitaire inquiétant.

Traumatisés par leurs élans de solidarité envers les populations rwandaises suite au génocide de 1994, qui se sont retournés contre eux avec la formation de groupes armés dans la région, les habitants de la région refusent de voir un tel scénario se répéter avec les sud-soudanais.

C’est dans ce contexte que la société civile de Nyiragongo a adressé un ultimatum de 72 heures à la MONUSCO afin que les réfugiés quittent le sol congolais.

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