Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo veulent en finir avec la secte « Corps du Christ ». Un dernier avertissement a été adressé aux miliciens retranchés au Mont-Carmel, à Butembo (Nord-Kivu).

C’est une situation que voulaient à tout prix éviter les habitants de la commune Bulengera de Butembo. Après plusieurs ultimatums lancés aux Maï-Maï « Corps du Christ », qui ont élu domicile au Mont-Carmel depuis plusieurs semaines, les FARDC sont sur le point de lancer un assaut qui s’annonce dévastateur. Car suite à un premier accrochage à Kabasha, les adeptes de cette secte mystérieuse ont bénéficié d’une vague de sympathie au sein de la population locale, particulièrement mal vécue par l’armée congolaise. Invitant les habitants de la région à se désolidariser de ce groupe rebelle, les FARDC ont passé la semaine à rappeler qu’en vertu de l’article 190 de la Constitution de la République Démocratique du Congo, ils étaient les seuls, avec les forces de police et la MONUSCO, à être habilités à porter les armes pour défendre et sécuriser le territoire national.

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Auteurs de harcèlement et de racket sur les populations locales, les adeptes de la secte « Corps du Christ » ont, ces derniers jours, vu les habitants de Butembo se retourner contre eux, les invitant à quitter la ville pour se rendre à Beni, où ils prétendaient initialement vouloir traquer eux-mêmes les rebelles ougandais des ADF. Hier, le Général Fall Sikabwe, commandant de la 34ème région militaire et des opérations Sokola 1 Sud, a lancé un dernier appel aux miliciens de « Corps du Christ » ainsi qu’aux citoyens ayant rejoint leurs rangs, en assurant que les FARDC feraient usage de la force pour les déloger du Mont-Carmel s’ils ne le quittaient pas d’eux-mêmes ce samedi 29 octobre. Il y a une semaine déjà, le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait sommé les rebelles de déposer les armes, sous peine d’être mis hors d’état de nuire par les FARDC à travers une opération baptisée « ONE COQ ».

Munis de lance-pierres et de lances, les adeptes de cette secte prétendument chrétienne reçoivent un tatouage sensé les rendre invulnérables face aux ADF. Initialement mobilisés pour combattre les rebelles ougandais à Beni, ces Maï-Maï « Corps du Christ » demeurent mystérieusement à Butembo depuis plusieurs semaines, au grand dam de populations locales qui craignent de subir les dommages collatéraux d’un assaut des FARDC.


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