Il y a trois ans jour pour jour , le 5 novembre 2013, le M23, vaincu de manière totale par les FARDC, annonçait la fin de son mouvement armé. Cette victoire finale signera l’honneur retrouvé de l’armée congolaise et contribuera à bâtir  la légende du colonel Mamadou Ndala.

Mamadou Ndala Drapeau

Un an après s’être emparé de la ville de Goma (Nord-Kivu), le M23, mouvement rebelle soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, se délitait face aux bombardements de l’artillerie lourde de l’armée congolaise appuyée par la MONUSCO.

Après avoir essuyé plusieurs échecs successifs à Rutshuru, KokweBunagana, Runyonyi et Mbuzi, le M23 finit par plier face aux offensives d’une armée congolaise de nouveau conquérante, alors incarnée par son héros, le colonel Mamadou Ndala, mais aussi par le Général Lucien Bahuma.

Cet anniversaire n’a toutefois aucun retentissement aujourd’hui en République Démocratique du Congo, alors que la région du Kivu est toujours gouvernée par la terreur, et que les FDLR, les Maï-Maï, et surtout les présumés-ADF, continuent à mettre à mal la paix et la sécurité dans cette partie du territoire congolais. Le regain d’insécurité coïncide avec les disparitions successives des deux artisans de la sécurisation du Nord-Kivu, Lucien Bahuma et Mamadou Ndala, tous deux emportés brutalement en 2014.

Malgré les démentis de son président Bertrand Bisimwa, le « Mouvement du 23 mai » semble aujourd’hui s’être reconstitué en un parti politique qui a à cœur de faire entendre sa voix, pour le moment bien timide, sur l’échiquier politique congolais.



 

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