Après Kinshasa, la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU était en visite à Beni hier, où elle a pris la température du climat d’insécurité qui y règne depuis deux ans, avec les massacres commis par les présumés ADF dans la région.

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a insisté auprès des experts de l’ONU et de la délégation présente pour que les massacres de Beni soient reconnus comme des actes de terrorisme. Pour le gouvernement de la République Démocratique du Congo, la seule version qui explique les crimes répétitifs dans le territoire de Beni est l’affiliation du groupe ADF au djihadisme international. En reconnaissant cela, l’ONU et la communauté internationale permettraient le déploiement de moyens supplémentaires dédiés à la lutte contre le terrorisme, comme cela est le cas sur d’autres régions du monde, c’est du moins ce qu’espère Julien Paluku.

Cette version officielle du terrorisme reste néanmoins fortement contestée à l’intérieur-même du pays, où beaucoup, comme le maire de Beni en personne, pensent plutôt que des « mains politiques congolaises » sont derrière cette crise sécuritaire.

Estimés à environ 500 personnes et proches de l’éradication début 2014, les ADF se sont mystérieusement restructurés pour se lancer dans une série de massacres sur les populations civiles à partir du mois d’octobre de la même année. Groupe rebelle d’origine ougandaise, les Allied Democratic Forces, à qui l’on attribue donc ces tueries, n’en ont jamais expliqué les motifs, ni exprimé la moindre revendication.


 





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