Depuis plusieurs années maintenant, l’imam en chef de l’entité islamique de la province de l’Ituri réclame la rétrocession des établissements scolaires islamiques mis sur pied par la communauté mais mises à profit du ministère de l’éducation nationale.

chef d'entité islamique Ituri

Shaykh Shukurani Byarufu est le chef de l’entité islamique de la province de l’Ituri. Alors que la communauté musulmane locale peut se targuer de nombreuses réalisations sur le plan de l’éducation, elle ne profite plus de ses propres biens depuis plusieurs années, avec la saisie de l’Etat de ses écoles islamiques conventionnées. Si certaines écoles ont depuis été récupérées, les musulmans de l’Ituri ne peuvent toujours pas bénéficier de la totalité de leurs biens pour le moment, et font face à un manque criant de moyens et d’infrastructures. Une situation qui met à mal toute l’organisation scolaire des enfants musulmans en particulier dans la région d’Ariwara, et qui pousse aujourd’hui l’imam a solliciter les hautes instances de la COMICO, à Kinshasa, pour faire pression sur le ministère de l’éducation.

« Au cours de la rentrée scolaire 2016-2017, nous venons de récupérer effectivement 13 écoles dont 9 écoles primaires et 4 écoles secondaires qui fonctionnent difficilement par manque d’infrastructures adéquates, tandis que 20 écoles conventionnées islamiques encore sous la gestion de différentes sous-divisions de l’EPSP/Ituri sont dotées d’infrastructures fiables construites par la communauté islamique avec des effectifs considérables, a déclaré aujourd’hui Shaykh Shukurani Byarufu. Ceci étant, la Communauté Islamique n’en bénéficie en rien jusqu’à présent. Ce qui constitue un manque à gagner pour notre communauté. »

Ne pouvant profiter de leurs propres réalisations dotées de bonnes infrastructures, les musulmans doivent se contenter d’établissements exsangues et peu adaptés. Le chef de l’entité islamique a donc décidé de solliciter l’intervention de la COMICO, à Kinshasa, auprès du ministère, afin que la totalité des écoles conventionnées islamiques soient restituées à la communauté.

« Nous prions nos responsables hiérarchiques de la COMICO-Kinshasa de bien vouloir user de leur haute compétence en vue de solliciter a la haute hiérarchie de l’EPSP à Kinshasa, pour que la communauté Islamique récupère d’autres écoles non encore rétrocédées dans le meilleur délai pour assurer son développement dans ce domaine précis. »





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