Trois jours après le massacre perpétré contre un camp de déplacés Hutus à Luhanga, le président de la Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH°, Jean-Paul Ngahangondi, a réfué toute idée de guerre civile entre les Hutus et les Nande, ethnie dont sont issus les Maï-Maï Mazembe, auteurs de l’attaque de samedi dernier.

Jean-Paul Ngahangondi « Il n’y a pas de guerre ethnique entre Hutus et Nande. Les vrais Hutus congolais n’ont jamais été d’accord avec les exactions des FDLR, comme les Nande n’ont jamais été d’accord avec les exactions des Mazembe sur les civils Hutus, a ainsi déclaré aujourd’hui le coordonnateur de la CRDH. Il faut savoir que tous les chefs et initiateurs de Mazembe sont des Kobo de Walikale. Ce qu’il se passe à Lubero et à Beni n’est pas à qualifier de guerre tribale, mais un truc monté de toutes pièces pour affaiblir les deux grandes communautés du Nord-Kivu au profit d’un inconnu qu’il faut débusquer. Il faut comprendre cette situation, autrement, c’est biaiser les données. »

Même son de cloche du côté de l’administrateur du territoire de Lubero, Djoy Bokele, qui réfute toute idée de guerre inter-ethnique : « Il n’y a pas de conflit inter-ethnique entre Nande et Hutus. Il s’agit de bandits qui tuent et accusent les Yira (Nande), déclare-t-il ainsi. On se sera trompé lourdement de cible, parce qu’aucune réunion n’a été tenue par les Nande où ils ont décidé de tuer des gens, donc Kavota, Nicause, Kibelbel,… (ndlr, membres de la société civile au Nord-Kivu) doivent éviter d’accuser les Nande. Je ne suis pas Nande mais je dirige sur le sol des Nande sans aucune difficulté, et les Nande n’ont pas de milice ».

Le bilan définitif de l’attaque du camp de déplacés de Luhanga a quant à lui été revu à la baisse, avec 29 personnes tués par les Maï-Maï.





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