Ce mois de Rabi Al-Awwal rime avec la naissance du Prophète Muhammed ﷺ. Si l’événement ne constitue pas une fête religieuse au même titre que l’Aïd Al-Fitr et l’Aïd Al-Adhâ, les musulmans consacrent ce moment pour commémorer la vie de celui qui a été envoyé comme « miséricorde pour les mondes ». Le 2, le 8, le 9, le 10, le 12, le 17 ou le 22, les avis divergent au sujet de la date exacte, mais c’est celle du 12 Rabi Al-Awwal qui est aujourd’hui considérée par une grande partie des musulmans comme le jour de naissance du Prophète de l’islam.

Mosquée du Prophète à Médine

C’est vraisemblablement en l’an 570 après Jésus-Christ, qui correspond dans l’Histoire préislamique à l’année dite de l’éléphant, que Muhammed Ibn-Abdillâh ﷺ naît à La Mecque, au sein du clan des Bani Hashim, l’un des plus éminents de la tribu de Quraysh. Très vite orphelin et pris en charge par son oncle Abu-Talib, il épousera à l’âge de 25 ans la femme de sa vie, Khadidjah Bint-Khuwaylid. Désignée parmi les femmes promises au Paradis, elle donnera au Prophète Muhammed ﷺ ses quatre filles : Zaynab, Roqayya, Oum-Kelthoum et Fatima. C’est à l’âge de 40 ans que la vie de ce mecquois déjà hors du commun basculera définitivement, avec sa célèbre rencontre avec l’Ange Gabriel dans la grotte de Hira, où il se verra confier la mission d’orienter l’humanité vers l’adoration d’un Dieu unique. Adam, Ibrahim, Noé, Moïse, Jésus; Muhammed ﷺ s’inscrit ainsi parmi les plus grands messagers de Dieu, ceux qui bouleverseront les sociétés et façonneront des civilisations nouvelles. Les versets du Coran, qu’il reçoit d’Allâh, et la ligne de conduite qui sera la sienne, la Sunnah, constituent les deux grands socles d’une religion musulmane qui n’a eu de cesse de progresser depuis la mort du Prophète à Médine en l’an 632.

Aujourd’hui,  si certains s’inspirent de la célébration chrétienne de la naissance présumée de Jésus-Christ le 25 décembre pour fêter l’anniversaire du Prophète (Mawlid An-Nabawiy), la pratique est vivement remise en cause par les tenants d’un islam plus orthodoxe, mais aussi par de nombreux textes. C’est ainsi que l’on remarque que dans de nombreuses sphères musulmanes à dominante hanafite et chaféite, comme dans la Corne de l’Afrique, aux Comores, au Liban, ou en Inde, nombreux sont ceux qui considèrent le Mawlid comme une fête à part entière. Au sein des autres populations musulmanes, l’événement reste considéré comme profitable spirituellement, puisqu’il permet d’évoquer le souvenir du Prophète Muhammed , sans pour autant l’ériger en fête prescrite par l’islam. Au contraire, pour une grande partie de la communauté musulmane, la célébration du Mawlid est considérée comme une innovation étrangère aux textes authentiques de l’islam.




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