Héros national pour les uns, père de l’instabilité permanente à l’Est du pays pour les autres, Laurent-Désiré Kabila était tué le 16 janvier 2001, quatre ans après avoir entraîné la chute de Mobutu.

YEAR-ENDER-KABILA C’est au cours d’une réunion avec son conseiller économique que le président de la République Démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, était assassiné par l’un de ses gardes du corps, un enfant-soldat (kadogo), le 16 janvier 2001. Accueilli en libérateur quatre ans plus tôt, le « Mzee » avait pris la succession de Mobutu, qu’il avait chassé du pouvoir grâce de ses alliances ougandaises et rwandaises. Après une période d’occupation des forces rwandaises au Congo, Laurent-Désiré Kabila décide de renvoyer toutes les troupes étrangères, et alliées d’hier, dans leurs pays. Pour beaucoup, c’est cette rupture avec l’Ouganda et le Rwanda qui lui vaudra la mort. D’autres ont même soupçonné une implication de son fils, Joseph Kabila, qui a pris la tête du pays après l’assassinat du « Mzee ». Le procès, expéditif et très contesté, n’a à ce jour pas totalement fait la lumière sur la mort de Laurent-Désiré Kabila. Les hommes emprisonnés dans le cadre de cette affaire, à l’image d’Eddy Kapend, ayant toujours clamé leur innocence. Si au Congo, Laurent-Désiré Kabila, en l’honneur duquel un mausolée a été bâti dans la capitale, fait figure de héros national pour son refus de l’occupation étrangère, nombreux sont ceux qui le considèrent comme responsable de l’insécurité à l’Est, et d’une prétendue infiltration rwandaise dans les arcanes militaires et politiques du pays.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *