Condamnés à mort le 17 octobre 2016 pour « participation à un mouvement insurrectionnel » et « crime contre l’humanité », les imams Hamza Baguma et Djibril Muhindo, accusés de collaborer avec les ADF, ont été transférés à l’autre bout du pays, dans l’ex-province de l’Equateur.

Hamza Baguma et Djribril Muhindo à Beni, octobre 2016.
Hamza Baguma et Djribril Muhindo à Beni, octobre 2016.

C’est l’inquiétude qui règne depuis plus d’une semaine au sein de la communauté musulmane de Butembo. Alors qu’ils espéraient une révision du dossier et un allègement de peine, voire une libération, de leurs imams, les musulmans sont dans le flou le plus total suite à la décision de transférer Hamza Baguma et Djibril Muhindo à Lisala, dans la province de Mongala. Les deux hommes, condamnés à mort pour leur rôle présumé dans le recrutement et l’endoctrinement de combattants ADF, ont été emmenés il y a dix jours dans cette localité de l’ex-province de l’Equateur. « On entend des rumeurs comme quoi nos imams ont été transférés en Equateur, témoigne l’un des fidèles de la mosquée centrale de Butembo. Franchement, c’est la confusion, on ne sait pas ce qu’ils vont faire d’eux ».

Du côté des autorités islamiques congolaises, qui soutiennent les imams qu’ils estiment innocents, on n’a pas plus d’informations sur leur situation. Les partisans de Hamza Baguma et de Djibril Muhindo sont convaincus que les deux religieux sont au cœur d’un complot. Ils accusent, depuis leur arrestation à la fin du mois d’août 2016, la justice d’être instrumentalisée à des fins politiques.


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