Le bilan final sera de 36 personnes tuées à Kinshasa et 4 à Goma, au terme d’une semaine de manifestations contre le projet visant à modifier la loi électorale.

Emeutes janvier 2015

C’est le 17 janvier 2015 que le pouvoir a mis le feu aux poudres en adoptant un projet de loi visant à modifier la loi électorale. Perçu, à juste titre, comme une volonté manifeste de Joseph Kabila de se maintenir en poste au-delà de 2016, ce projet a déclenché une semaine d’émeutes à travers tout le pays. Le 19 janvier 2015, la police a tiré à balles réelles sur la population, dans des conditions dénoncées à l’époque par Humans Rights Watch : « Le gouvernement de la République démocratique du Congo a eu recours à une force illégale et excessive pour réprimer les manifestations qui ont eu lieu dans le pays depuis le 19 janvier 2015, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les manifestants protestaient contre le projet visant à modifier la loi électorale, dont de nombreux Congolais estimaient qu’il permettrait au président Joseph Kabila de rester en fonction au-delà de la limite de deux mandats consécutifs que lui impose la constitution. »

Depuis ces événements, les morts du 19 janvier 2015 sont considérés par les mouvements citoyens comme de véritables martyrs, et comme les premiers à être tombés en tentant de faire barrage au « glissement » qui aura finalement été accompli avec succès par le pouvoir.




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