Après avoir passé une année 2016 difficile, au cours de laquelle elle s’est sentie victime d’une accentuation de la stigmatisation à son égard, notamment avec les activités des présumés-ADF à Beni, la communauté musulmane vit particulièrement mal les discussions politiques actuelles menées sous l’égide de la CENCO, qui se tiennent sans elle.

Représentants de la communauté musulmane reçus par le président Kabila en 2015
Représentants de la communauté musulmane reçus par le président Kabila en 2015

Les instances islamiques congolaises demandent à exister. Alors que la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) joue un rôle central depuis plusieurs mois pour le déblocage de la situation politique du pays, la Communauté Islamique en RD Congo (COMICO) se sent laissée de côté par le pouvoir. Pourtant, l’entité principale de l’islam congolais avait participé au premier dialogue et en avait validé les conclusions en octobre dernier. Au final, la COMICO n’est consultée dans aucune discussion, et elle déplore l’absence de musulmans au sein de gouvernement Badibanga. Dans une lettre adressée cette semaine par l’imam représentant légal de la COMICO, Shaykh Ali Mwinyi, à Joseph Kabila, l’instance fait par de son mal-être et revendique plus de considération de la part du « Père de la Nation », comme elle le nomme dans ce document.


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