Suite aux accusations du prévenu Suleimani Banza, un présumé-ADF clamant son innocence et accusant les autorités politiques de Beni, le maire de la ville, Nyonyi Bwanakawa, a été auditionné hier par la cour militaire opérationnelle.

Nyonyi Bwanakawa, maire de la ville de Beni
Nyonyi Bwanakawa, maire de la ville de Beni

À défaut du Général Akili Mundos, pointé du doigt depuis plus de deux ans pour son rôle présumé dans les massacres attribués aux ADF à Beni, c’est le maire de la ville, Nyonyi Bwanakawa, qui a été entendu hier comme « renseignant » par la cour opérationnelle. Accusé par le prévenu Suleimani Banza de signer des feuilles de routes permettant aux « égorgeurs » d’accéder aux zones habitées sans être inquiétés par les forces de sécurité, le maire de Beni avait déclaré avoir « la conscience tranquille », et s’attendait à être appelé à s’exprimer face aux militaires.

Nyonyi Bwanakawa a expliqué hier dans sa déposition que les présumés-ADF avaient commencé par le contacter en vue d’une négociation. Après avoir alerté les autorités militaires, le maire de Beni aurait agi avec l’aval des FARDC dans le cadre d’une opération d’infiltration des rebelles. Après avoir obtenu l’audition du maire à la tribune du 8 mars, le prévenu Suleimani Banza pourrait également voir sa demande être exaucée au sujet du Général Muhindo Akili Mundos, toujours commandant de la 31ème Brigade des FARDC. En effet, d’après plusieurs médias locaux, un mandat de comparution aurait été émis, et l’officier sulfureux pourrait enfin répondre des nombreuses accusations dont il fait l’objet.

De son côté, Suleimani Banza, qui a promis de ne pas s’arrêter en si bon chemin dans ses révélations, a également accusé le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, mais aussi le Président Joseph Kabila.


 


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